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Digiworld Summit 2009 - Intervention de Julien Villedieu

 

Intervention de Julien Villedieu, Délégué Général Séminaire Jeux vidéo
-­‐
Digiworld Summit, 18 novembre 2009

 

"

Bonjour,

 

Je tiens avant de débuter mon intervention à remercier Laurent Michaud et toute l’équipe de l’Idate pour l’organisation de cette 8e édition du séminaire sur les jeux vidéo, qui nous donnera je l’espère une fois de plus, l’occasion de réfléchir et de prendre le temps d’analyser les impacts des bouleversements, pour ne pas dire de la révolution, que connaît actuellement notre secteur sur nos métiers et sur les relations entre les acteurs de la filière. Laurent je te remercie également de donner l’occasion à notre organisation professionnelle de nous exprimer dans le cadre de cet événement.

 

Cette année, le Digiworld Summit s’est donné pour thème général d’étudier l’impact des innovations sur les différents secteurs du numérique. L’innovation ou plutôt les innovations devrais-je dire, sont inscrites dans l’ADN du Jeu Vidéo depuis ses origines. Qu’elles soient technologiques ou d’usages, les innovations ont toujours été le moteur des évolutions de notre secteur que ce soit en matière de graphismes, de gameplay, d’interactivité ou d’interfaces utilisateurs, pour ne citer que ces quelques exemples. Le développement exponentiel de la puissance de calcul des consoles de jeux, par exemple, a permis notamment le développement de jeux vidéo plus immersifs, l’apparition de la 3D temps réel ou l’amélioration des rendus visuels ; le développement des infrastructures réseaux (haut débit puis désormais Très haut débit) et de l’accès à ces technologies pour le grand public a permis aussi le développement des jeux vidéo massivement multi-joueurs online avec les succès étrangers et Français que l’on connaît.

 

L’histoire du jeu vidéo se nourrit aussi d’innovations provenant d’autres secteurs tels que le militaire, la santé ou des autres industries numériques et culturelles : internet, cinéma, film d’animation ou encore bd, à tel point que l’on parle de plus en plus de convergences des médias ou encore de transmédias. Et le développement des fonctions multimédias enrichies sur l’ensemble des machines conduit progressivement à étendre le champ des usages du jeu vidéo vers le divertissement en général.

 

Notre industrie suit habituellement des cycles rythmés par les évolutions technologiques des consoles de nouvelles générations et ainsi, tous les 5 à 7 ans le parc est modifié et l’offre de contenus proposée est adaptée à ces nouvelles interfaces. Mais depuis quelques temps, le jeu vidéo est entré dans un nouveau cycle rythmé par l’élargissement de l’offre des contenus proposée et la fragmentation des typologies de jeux.

 

Le retour en force des jeux vidéo casual, quelque soit le support de jeu et le mode de commercialisation, a engagé une grande évolution dans le paysage mondial des jeux vidéo. Et le phénomène va en s’accélérant grâce au développement de la distribution digitale sur internet, sur consoles ou téléphones mobiles et à la montée en puissance de la pénétration du jeu vidéo au sein d’autres univers du divertissement : réseaux sociaux, télévision et internet notamment. Les effets sur les relations entre les acteurs du secteur, sur les modèles économiques ou encore sur la chaîne de production sont réels et profonds, à tel point que le secteur traverse actuellement une crise structurelle profonde dont l’ensemble des acteurs : éditeurs, développeurs et distributeurs et prestataires sortiront transformés.

Cette révolution industrielle, n’ayons pas peur des mots, est faite de promesses et de bouleversements qui vont rebattre profondément les cartes des relations entre acteurs de la chaine de valeur, des modèles économiques mais surtout de la relation aux consommateurs.

Au centre de cette révolution, il y a l’enjeu des contenus, des jeux vidéo en tant que produits, produits dont d’ailleurs la qualité a eu tendance a être oubliée dans un proche passé au profit d’une véritable course aux innovations purement technologiques. Et la conséquence nous la connaissons : c’est l’effondrement du marché DS avec dans son sillage l’effet dévastateur sur l’industrie française de la production de jeux vidéo. Car nombreux (sans doute trop mais la demande était là) sont les studios à s’être engagés sur des productions qui n’auront jamais rencontré leur public.

Face à la raréfaction des nouvelles productions et à la diminution des budgets affectés à ces productions, il y a donc une véritable urgence qui constitue une opportunité pour toute une industrie de revenir aux sources de notre métier : la créativité. Face à cette évolution, notre industrie doit repenser ses modèles et être en capacité d’offrir de nouvelles expériences de jeux originales, ludiques, interactives, bref innovantes. La distribution dématérialisée, les nouvelles consoles mobiles ou de salon serviront de supports à ces innovations des contenus.

Et c’est sans doute en cela que la crise que nous traversons est différente des précédentes, mais aussi intéressante à vivre. A n’en point douter le jeu vidéo doit sans cesse évoluer en prenant le point de vue du joueur, autour des contenus eux-mêmes. Et dans ce contexte, les producteurs de jeux vidéo français ont en la matière une belle carte à jouer. Car la France n’est-elle pas réputée pour la qualité de ses productions, pour la créativité de ses équipes de production, pourvues de nombreux talents ?

Certes cela fait de nombreuses années qu’un jeu vidéo français n’a pas figuré dans le top 10 annuel des jeux vidéo, et les causes sont nombreuses mais la nouvelle génération de créateurs de jeux vidéo moins ancrée dans les habitudes du secteur a un vrai challenge à relever. Leur résistance au changement sera moins grande et plus simple à réaliser que pour les entreprises établies depuis de nombreuses années.

Mon propos, vous l’aurez compris, est aujourd’hui de m’intéresser aux conditions qui permettront à notre industrie riche de plus de 2000 salariés et 150 entreprises de relever ce défi, de surmonter cette crise, mais aussi de tirer parti de ces nouveaux marchés qui s’ouvrent. La France ne pourra en tous cas pas se contenter d’être spectateur de ces évolutions, sauf à accepter que dans 5 ans nous ne produisions plus de jeux vidéo dans notre pays, ce que en tant que représentant de cette industrie je ne saurai accepter.

Les conditions à réunir pour permettre à la France du jeu vidéo d’exister demain sur ces nouveaux marchés sont connues, elles sont pour une grande partie entre les mains des créateurs et de leurs partenaires, mais les pouvoirs publics ont aussi un rôle de premier plan à jouer.

Les crises successives que traverse et traversera notre secteur ont aussi des effets bénéfiques car elles suscitent l’envie chez de nombreux développeurs de s’émanciper d’un système relationnel parfois sclérosé. Elles suscitent aussi l’envie de créer et l’on voit alors dans ces périodes fleurir de nouvelles entreprises créées par d’anciens salariés de studios. On doit s’en féliciter car le renouvellement des générations de créateurs est indispensable; Il insuffle cette fraicheur et cette insouciance dont manque parfois nos productions. Et les crises suscitent aussi l’envie d’oser, de prendre des risques. Et quoi de meilleur que de se remettre en cause tant en matière de création que de modèle économique ? Mais les entrepreneurs, ne peuvent sur un marché hyper mondialisé au sens premier du terme, prendre tous les risques. Le rôle des partenaires publics, s’ils souhaitent renouveler le tissu industriel de notre pays est également majeur dans ce contexte.

 

 

L’emploi et la formation au coeur des enjeux


Rappelons-le, en 10 ans notre secteur a perdu, en France, plus de 50% de ses effectifs du fait d’une concurrence internationale forte mais aussi du fait de politiques sociales peu attractive pour les futurs salariés de notre secteur. Et dans le contexte actuel, notre industrie a perdu en 3 mois 10% de ses effectifs du fait de cette crise.

La formation initiale et le cadre conventionnel du travail dans nos entreprises sont depuis toujours des enjeux de premier ordre pour notre secteur ; Le jeu vidéo parce qu’il se diversifie, touche à d’autres domaines et intéresse de plus en plus de jeunes. Nous devons leur offrir les meilleures formations qui pourront leur assurer demain un haut niveau de compétences pour réaliser en équipes, dans le cadre de nos entreprises, les meilleurs jeux vidéo. A cet égard la France possède parmi les meilleures écoles d’ingénieur et de très bonnes formations artistiques aux métiers du jeu vidéo. Les étudiants qui se destinent à nos métiers doivent identifier et s’orienter vers ces formations. Notre syndicat a d’ailleurs décidé de faire la lumière sur ces formations à travers une démarche de labellisation et de charte d’engagements par laquelle les professionnels et les organismes d’enseignements s’engagent à maintenir d’étroites relations.

Une fois dans nos entreprises nous devons également leur offrir des conditions de travail séduisantes face à la concurrence des SSII ou des studios étrangers. C’est le sens de la démarche que nous avons initiée avec les partenaires sociaux pour conduire une réflexion autour des métiers du jeu vidéo qui aboutira à la création d’une véritable convention collective du secteur.

C’est en se structurant sur ces sujets que nous gagneront en maturité et que nous attirerons, mais surtout retiendrons nos salariés.

Mais nous avons aussi besoin que la réglementation du travail puisse s’assouplir de façon à s’adapter aux réalités de notre industrie. Le jeu vidéo n’est pas une industrie où la précarité de l’emploi règne, bien au contraire, une majorité de nos salariés sont employés en CDI, mais nous avons besoin de contrats adaptés à nos cycles de productions, à nos périodes qui alternent tensions de productions et de baisse d’activités . Cette évolution passera à n’en pas douter par l’instauration d’un régime collectif de travail pour notre profession.

Bien entendu nous avons conscience que nos armes ne sont pas aussi affutées que les mécanismes financiers hyper attractifs de nos voisins canadiens notamment, mais nous avons la conviction que sur le long terme, cette politique paiera et qu’elle permettra d’ancrer durablement les équipes de production sur notre territoire.

 

 

Alléger les contraintes qui pèsent sur nos entreprises


Pour qu’une telle démarche se traduise d’effets concrets, il est devenu indispensable que les contraintes administratives et juridiques qui pèsent sur notre secteur soient allégées.

Les jeux vidéo que nous réalisons sont commercialisés le plus souvent à l’international, en concurrence directe avec les productions de studios étrangers soumis à des politiques sociales et fiscales autrement plus souples et adaptées que celle que nous connaissons en France. Nous ne cherchons pas à nous réfugier derrière l’état pour justifier la situation actuelle, car nous croyons au marché mais, si l’on produit du jeu vidéo depuis plus de 30 ans en France et si la France est identifiée comme un grand pays de production, il n'y a que trop peu de développeurs indépendants établis depuis plus de vingt ans et aucun d’entre eux n’est véritablement au rang des plus grands mondiaux, capables d'attirer les contrats des éditeurs internationaux du top 10 et de mobiliser l’attention des joueurs à travers le monde. Bien entendu, quelques studios français plus récents sont aujourd’hui dans l’antichambre de cette cour internationale : nous nous en réjouissons mais ils sont trop peu nombreux. La majorité d’entre nous vit, grâce à quelques plus petits éditeurs français ou européens dynamiques, au gré des fortunes de chacun et aussi... du respect de l'éthique et d'une certaine maturité (ou pas, malheureusement) de nos partenaires. Côté studios internes des grands éditeurs français, Activision Blizzard a son centre de décision en Californie et ne voit pas la France comme un pays intéressant pour ses développements et Ubisoft qui possède de remarquables équipes françaises, est bien mieux accueillie pour y prospérer dans les différentes provinces canadiennes ou en Asie qu'elle ne l'est sur son propre territoire.

Au final, un récent classement international des pays de développement de jeux vidéo (étude Raise the Game – Nesta report 2009) souligne que nous perdrions prochainement notre 5ème rang pour passer au 7ème rang mondial par le volume de productions. Est-ce que cette situation est une fatalité? Au SNJV, nous ne le croyons certainement pas. Mais nous nous inquiétons des conditions de l’exercice de ces activités sur notre territoire.

Ainsi avons-nous invité le gouvernement à de nombreuses reprises à penser un système incitatif pour que les entreprises de production de jeux vidéo s’implantent durablement sur notre territoire.

Comment considérer que notre industrie puisse être compétitive alors que la réglementation juridique relative aux contenus que nous produisons inquiète et freine les démarches de la plupart des éditeurs internationaux qui ne souhaitent pas contracter avec nos entreprises par peur de la grande insécurité juridique que ce régime implique ?

Comment accepter que nos musiciens ne puissent plus travailler avec le secteur du jeu vidéo en raison d’une politique de gestion des droits incompatibles avec la nature même de notre industrie ?

Nous devons revenir à un droit économiquement compatible, pour favoriser l’exportation de nos productions. Rappelons-nous que la France ne pèse que 10% du marché et qu’elle ne saurait être un marché suffisant pour qui veut prospérer dans cette industrie.

 

 

Des mécanismes de soutien adaptés et évolutifs


Du point de vue des dispositifs incitatifs et des soutiens publics, la France a su se doter, en quelques années, de nombreux dispositifs pour accompagner et soutenir l’innovation et la création dans notre secteur. Mais dans un marché mondialisé, le réel intérêt de ces dispositifs ne peut s’évaluer qu’à la lumière de ce qui est fait ailleurs pour nos concurrents.

En matière de R&D, nous disposons de nombreux systèmes CIR, JEI, RIAM ou ANR ou encore Oseo. La majorité d’entre eux a prouvé leur efficacité mais d’autres restent encore inadaptés.

En matière de soutien à la production, après 7 ans de pression, les producteurs ont arraché la mise en place du crédit d’impôt production pour le jeu vidéo. Celui-ci constitue un levier intéressant pour une certaine catégorie de productions réalisées en France, mais il apparaît encore trop restrictif par rapport aux nombreux marchés visés par nos entreprises et reste pour l’instant relativement inadapté aux productions online et mobiles. Il y a donc urgence à faire évoluer ce dispositif qui distribue plus de 30 Millions d’euros de crédit d’impôt par an aux entreprises aidées. Cette somme si elle reste dérisoire par rapport aux mécanismes en vigueur à l’étranger constitue un bon début pour les entreprises concernées. Mais relever l’enjeu de la créativité doit se traduire par des dispositifs plus simples, plus automatiques de soutien à la production.

Car pour prendre de vraies positions sur les marchés dématérialisés notamment, il faut que nos studios puissent être en capacité de créer des concepts innovants et donc tester, essayer, prendre des risques. Cela coûte en termes d’investissement, induit des risques (investissement et risques que désormais peu de nos partenaires éditeurs sont près à prendre) et la faible capacité financière des entreprises est à ce stade un réel handicape. Face à ce constat, nous avons acquis la certitude qu’une forte impulsion doit être donnée par les pouvoirs publics à l’égard de notre secteur, de la même façon qu’ils ont su accompagner la naissance d’un cinéma français, du roman ou encore de la BD à leur époque.

Le jeu vidéo, premier bien culturel ne peut échapper à la politique industrielle de la France. C’est pourquoi nous avons proposé récemment au gouvernement d'agir dans trois domaines: le financement de l'outil de production, celui des projets et enfin celui des expérimentations & des nouveaux usages. Les actions à mener se construiraient autour des mesures suivantes :

 

  • MESURE n°1: Renforcer les fonds propres des PME du jeu vidéo
    Renforcer la solidité financière des entreprises du jeu vidéo par les bons outils de quasi fonds propres, gérés par Oséo et ses partenaires bancaires. Nos PMEs sont faiblement capitalisées et nos couts de production et d'exploitation exigent des financements initiaux importants.  
  • MESURE n°2: Créer un dispositif de financement automatique pour réduire le coût de la production de jeux vidéo.
    Faire émerger une création vidéoludique originale, produite en France et financée par les succès commerciaux des productions.  
  • MESURE n°3 : Créer des Sociétés de financement de la production.
    Susciter le financement des productions de jeux vidéo, au delà du financement des entreprises, grâce aux incitations fiscales.  
  • Mesure n°4 : Lancer un appel à projets « jeux vidéo dématérialisés»
    Inciter l'entrée des professionnels du jeu vidéo sur ces nouveaux marchés. Le fort développement du jeux online et de la dématérialisation des contenus (web, consoles, mobiles) permet aux entreprises de prendre des positions sur le marché des créations originales dans lequel la France est un pays de référence.  
  • MESURE n°5 : Créer une fondation des cultures numériques du divertissement.
    Créer de l'intelligence collective au service des usages et des innovations de demain. Grâce au cofinancement de nouvelles expérimentations.

 

La certitude acquise et partagée ces derniers mois par un grand nombre de développeurs est que concevoir un jeu vidéo en 2010 ne se pense et ne se réalise plus comme dans les années 90. Le bouleversement de la chaîne de valeur et de production est total. Et pour figurer dans les entreprises qui comptent, il est indispensable de tester les nouveaux modèles économiques qui ont été marquées depuis 5 ans dans notre pays par l’émergence de formidables sociétés, petites et grandes. D’autres studios doivent suivre la voie tracée par certaines sociétés françaises pionnières sur ces marchés : Ankama, Owlient, Visiware, Urban Rivals, Chapatiz, etc…C’est dans les jeux en ligne et sur ces nouveaux modèles que se forge notre avenir.

Il est donc devenu indispensable d’encourager les nouveaux modèles économiques.

Les appels à projets du gouvernement et des collectivités locales pour encourager la création de serious games constituent à cet égard de belles opportunités mais ce serait une grave erreur que de limiter le champ de leurs interventions à ce domaine. Le jeu vidéo explore tous les champs du divertissement et constitue en soi une industrie culturelle innovante en très fort développement. La France ne peut passer à côté de ce que ce secteur produit en termes de valeur, d’emplois et d’innovation. Il est donc temps que le gouvernement fasse son « coming out » en matière de politique de soutien au jeu vidéo si nous voulons que les studios français puissent prendre part à la compétition mondiale qui s’annonce.

 

Je vous remercie.

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Julien Villedieu
Délégué Général SNJV

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